Dr Jean-Jacques, Mister Goldman

Connaissez-vous Sweet Memories ? First Prayer ? Sam Brewski ? Ou encore O.Menor ?

Ces noms ne vous disent rien ? Vous allez être surpris… C’est en effet caché derrière ces différents pseudonymes que Jean-Jacques Goldman a choisi de signer pas moins de 20 titres dont plusieurs tubes, écrits pour lui-même ou pour d’autres, de 1979 à 2004.

« J’adore écrire des chansons. C’est ce que je préfère. Je prends un pseudonyme simplement pour que les gens fassent la différence entre ce que j’écris pour moi (ou pour Carole et Michael) qui est vraiment une aventure personnelle, et ce que j’écris pour Patricia Kaas, Marc Lavoine ou Florent Pagny, qui est un travail dans le sens où je me mets à leur service » (FAX-O (M6), 1994).

C’est donc pour donner toute leur place à la chanson et aux interprètes que Jean-Jacques Goldman a souhaité, à plusieurs reprises, s’effacer derrière différents pseudonymes.

Celui de First Prayer tout d’abord, avec lequel  il enregistre en 1979 deux chansons en anglais (High fly et Tell me why) avant de rencontrer le succès en 1981, sous son vrai nom cette fois, avec l’album Démodé et le titre Il suffira d’un signe. Ecouter J-J. Goldman chanter sur des rythmes disco, ça vaut le détour !

C’est ensuite sous le pseudonyme de Sweet Memories qu’il signe deux chansons interprétées par lui en 1979 (Slow me again et Just a dream), puis six autres chansons écrites pour d’autres interprètes :

• Tout tout doucement (1982) pour Jane Surrey (son seul disque, à ne pas confondre avec Tout doucement chanté par Bibi !)

• Merçou beauki et Radio mon amour (1982) pour J.L.B

J’essaierai d’oublier (1983) pour Emilie Bonnet, dont la belle voix rauque séduit Jean-Jacques Goldman. Cette chanson est en réalité la version originale du succès de Florent Pagny Si tu veux m’essayer (1994). Les paroles de cette première version sont un peu différentes, Emilie Bonnet trouvant le texte initial un peu trop osé.

• Les orangers d’Athènes (1983), très jolie chanson d’amour, pour Jeane Manson

Viens (1984) pour Michael Jones

Mais c’est sans aucun doute les chansons signées Sam Brewski qui sont aujourd’hui les plus connues, écrites pour Philippe Lavil (Comme un tout p’tit bébé, 1992), le comédien Christopher Thomson (Tu t’en iras, 1993), Patricia Kaas (Il me dit que je suis belle, 1993), Florent Pagny (Si tu veux m’essayer ; Est-ce que tu me suis ? ;  Loin, 1994), son batteur Christophe Deschamps (Un grand bateau blanc, 1995, JJG participant aux chœurs de quelques chansons de l’album), Roch Voisine (Tu t’en iras, 2001) et Chimène Badi (Le jour d’après, 2004).

Les succès rencontrés par Patricia Kaas et Florent Pagny ont rapidement permis de lever le voile sur l’identité de l’auteur !

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Quant au pseudonyme O.Menor, il est étroitement lié à la collaboration de Jean-Jacques Goldman avec Marc Lavoine à qui il offre trois titres en 1993 : Ici-Bas ;  L’aventure humaine ;  Tu me suffiras. Mais que signifie O.Menor ? Il s’agit tout simplement de la retranscription phonétique de « homme en or », traduction de l’anglais gold man. Marc Lavoine utilisait quant à lui le pseudonyme M.Oats (oats signifiant avoine en anglais).

Il est fort probable que la plume et les accords de Jean-Jacques Goldman se cachent derrière bien d’autres chansons, sans avoir encore été démasqués… Encore récemment, certains titres du dernier album d’Alizée laissaient planer le doute.

J’aimerais tant être au pluriel / Quand mon singulier me ronge les ailes / Être une star en restant anonyme : tout était déjà dit dans ces paroles écrites pour Vivre cent vies (Fredericks-Goldman-Jones, 1990)…

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