De Bécaud à Bénabar : la retraite en chansons

Retraite_Doigts-de-pieds-en-éventailAh… la retraite ! On la réforme souvent. Beaucoup l’attendent impatiemment. Seuls quelques-uns pourtant l’ont chantée… différemment !

Alors qu’une nouvelle réforme de son système fait les titres de l’actualité, penchons-nous sur les chansons qui l’ont évoquée. Elles sont peu nombreuses à s’être approprié le sujet, il faut croire que la figure du retraité n’inspire pas beaucoup les paroliers…

Bien sûr, il y a bien Henri Salvador pour nous rappeler que « le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » (1965) ou encore les Charlots pour amuser régulièrement les pots de départ d’un « Merci patron » (1971) bien arrosé !

Mais encore ? Eh bien trois chansons, très différentes et assez méconnues, interprétées par Gilbert Bécaud, Bénabar et Allain Leprest. Si chacune aborde le départ à la retraite à sa manière, aucune n’en fait l’éloge, c’est le moins que l’on puisse dire…

La retraite, Gilbert Bécaud (1984)

« La retraite, étymologiquement, c’est le recul. Moi, j’avance ! » affirmait Gilbert Bécaud (Le Devoir, 3 oct. 1992).

La chanson La retraite, écrite par Maurice Vidalin et inteprétée par Monsieur 100.000 volts en 1984, ne disait pas autre chose : nous sommes loin de l’hymne au repos du travailleur  !

Ah la la, c’est long, la retraite / Ah la la, c’est long !
Ça te rend gaga, la retraite / La retraite, c’est con !
Ça te rend grognon, la retraite / Ça te rend bougon !
Ça te fait tout vieux, la retraite / La retraite, pas bon !

Monsieur René, Bénabar (2003)

0000280472_500En 2003, Bénabar sort son troisième album, Les risques du métier, et signe une magnifique chanson sur le sujet, Monsieur René.

Passée un peu inaperçue sur les ondes, la chanson dépeint avec beaucoup d’émotion le pot de départ, amer et pathétique, du tout jeune retraité :

« Bonne retraite  » en sucre plie et casse sous le couteau
Monsieur René s’en va, on fait un pot
Il plie sous les accolades, grimace un sourire
Une vie de boulot dans une sacoche en cuir

 

La retraite, Allain Leprest (1984)

Particulièrement triste, cette chanson écrite par Allain Leprest en 1984 (reprise ensuite par Romain Didier) personnifie la retraite pour s’adresser à elle directement, avec une grande poésie :

T’as beau dire qu’on nous rend le cœur
Une fois vidé du meilleur
Qu’ils ont pris le tronc et la force
Qu’ils ne rapportent que l’écorce
(…) Salut la paresse des jours
J’avais hâte de te connaître…
La retraite !

 

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